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Interview : la vision entrepreneuriale de Quercus Gestion

Comment est née cette aventure ? Quelle est la genèse de cette vision ?

S.V. : Tout est parti d’une évidence vécue très tôt sur le terrain.

J’ai grandi dans une entreprise familiale. J’y voyais les belles réussites… mais surtout l’envers du décor : le poids mental du dirigeant, la solitude, les décisions vitales qu’on prend seul à trois heures du matin.

Cette réalité est devenue mon fil conducteur.

Pendant plus de dix ans, j’ai accompagné des chefs d’entreprise en gestion de fortune. J’étais le trait d’union entre leur patrimoine personnel et professionnel. J’y ai découvert leurs doutes, leurs pressions, leurs leviers de croissance… et surtout leurs angles morts.

Puis j’ai fait un choix peu commun : quitter la tour en verre, et descendre sur le terrain. Là où l’on sent si une entreprise respire… ou si elle étouffe.

Quand j’ai fondé Quercus Gestion, je ne voulais pas créer un cabinet de conseil de plus. Je voulais faire plus que de la finance. Je voulais offrir aux dirigeants: un vrai copilote, capable de structurer, d’anticiper, de challenger… tout en restant profondément à leurs côtés.

Mon ADN, c’est ça : transformer la complexité en clarté, et l’isolement en stratégie partagée. Offrir aux dirigeants non pas une fonction, mais une présence. Une intelligence stratégique incarnée. Un miroir exigeant, mais toujours bienveillant.

Concrètement, quelle est votre mission ?

S.V. : Structurer. Aligner. Sécuriser.

Chez Quercus Gestion, notre mission est de pérenniser les PME ambitieuses dans leurs moments décisifs : croissance rapide, refonte de modèle économique, transmission.

Je bâtis des modèles solides, agiles et pérennes. Des entreprises capables de traverser les cycles, de se transmettre sereinement ou de scaler sans se déformer.

Mais surtout, je casse l’isolement. Je remets du lien, du sens, de la clarté. Et on va là où les autres ne vont pas.

Chaque mission est un acte de design d’entreprise. Pour que le dirigeant respire à nouveau, avec un cockpit limpide et des leviers puissants.

Parfois, tout commence par une simple conversation dans un atelier poussiéreux.

Comme ce patron de sous-traitance mécanique qui m’a confié : « Je ne dors plus. Je ne sais même plus si je gagne de l’argent pièce par pièce. »

On a tout mis à plat : coûts, flux, marges. En quelques semaines, il a découvert qu’il perdait de l’argent sur 30 % de sa production. Aujourd’hui, il dort mieux… et son entreprise a triplé de taille.

C’est ça, mon métier : transformer la complexité en clarté, et rendre aux dirigeants le pouvoir sur leur entreprise… et sur leur sérénité.

Concrètement, c’est-à-dire ?

S.V. : J’ai toujours une paire de bottes dans ma voiture.

Je suis sur le terrain. Dans les ateliers, sur les chantiers, dans les entrepôts. Là où on capte ce que personne ne dit, ce que les présentations PowerPoint oublient. Là où émergent les vrais goulots d’étranglement… mais aussi les potentiels inexploités.

Un jour, je suis arrivée sur le site d’un client du BTP. J’ai repéré un planning griffonné sur un bout de carton, coincé derrière un extincteur. Ce planning révélait que les délais réels étaient systématiquement doublés… sauf que personne n’avait jamais osé le dire au patron.

C’est dans ces détails oubliés que tout se joue. Quercus, c’est la vision stratégique + le terrain. C’est l’anti-consulting de bureau.

Vous êtes à la croisée de la stratégie, de la finance et de l’organisation. Pourquoi ce triptyque ? En quoi votre approche tranche-t-elle avec le marché ?

S.V. : Chez Quercus Gestion, la finance est un levier, pas un produit.

Je ne vends pas des tableaux Excel ni des audits figés. Je m’immerge, je questionne, je challenge. Je co-pilote.

Je me souviens d’un dirigeant dans l’e-commerce. Son chiffre d’affaires flambait… mais son compte bancaire se vidait. Il pensait avoir un problème de ventes. En réalité, il vendait à perte sur un tiers de son catalogue.

On a reconstruit son modèle, produit par produit. Douze mois plus tard, il faisait le même chiffre… avec trois fois plus de marge.

C’est ça, ma mission : co-piloter. Je traduis les chiffres en décisions, le terrain en stratégie, le flou en cap.

J’entre dans les chiffres comme dans un polar, à la recherche du détail qui change tout. J’opère par “ressorts” : je relie la finance à la stratégie, à l’opérationnel et à l’humain.

Parce qu’une stratégie brillante sans finances solides, c’est une illusion. Et une organisation fluide sans cap, ce n’est que de l’agitation.

Quel est l’impact concret de Quercus Gestion pour un dirigeant ?

S.V. : Je pourrais parler de bilans, de marges, de cash. Mais en réalité, mon plus beau KPI, c’est quand un dirigeant me dit : « Je me sens enfin moins seul. »

Comme cette dirigeante dans le négoce de matériaux, persuadée que personne ne voulait acheter sa boîte. On a tout préparé : comptes, process, histoire de l’entreprise. Non seulement elle a trouvé un repreneur… mais elle l’a vendue 25 % au-dessus de la première estimation.

Ce que je crée, ce sont des entreprises lisibles, robustes, transmissibles. Et des dirigeants qui reprennent la main sur leur destin.

Avec moi, un dirigeant gagne clarté, maîtrise et sérénité. Son modèle économique devient lisible, son organisation respire, ses décisions sont pilotées — plus subies.

Il a enfin un copilote droit pour traverser ses caps stratégiques.

Et vos clients, qui sont-ils ?

S.V. : Mes clients sont des dirigeants passionnés… mais sous pression.

Des patrons brillants techniquement, mais saturés par la complexité. Un industriel qui rêve d’export, mais ne sait pas combien lui coûte chaque machine. Un transporteur où personne ne sait où part la marge. Un e-commerçant persuadé de croître… alors qu’il creuse un trou de trésorerie.

Souvent, ils se retrouvent seuls face à un tsunami de décisions. Moi, j’apporte méthode, clarté… et parfois un bon coup de pied dans la fourmilière.

Vous êtes très ancrée dans votre territoire. Pourquoi ce choix ?

S.V. : Parce que je crois profondément à l’ancrage local et à la puissance du tissu économique territorial.

Nos PME sont pleines de potentiel, de courage, d’idées… mais souvent, elles manquent de structure, d’appui ou de temps pour prendre du recul.

Elles n’ont pas besoin d’un énième logiciel ni d’un consultant en cost-killing. Elles ont besoin d’un allié qui parle leur langage, qui entre dans l’atelier, qui comprend leur quotidien… et qui les tire vers le haut sans jamais les trahir.

Qu’est-ce qui vous fait vibrer dans ce que vous faites ?

S.V. : Ce qui me fait vibrer, c’est l’expérience humaine. Comprendre profondément le besoin. Créer ce déclic où le dirigeant relève la tête et dit :« Je vois enfin où je vais. Et comment y aller. »

Je fais ce métier pour ça : pour apporter du sens, du cap, de la solidité. Voir une entreprise pivoter avec fluidité, ou se transmettre sans stress, c’est ma plus grande victoire. Parce que quand une entreprise va bien, ce n’est pas seulement un bilan qui s’améliore. C’est tout un territoire qui respire mieux.

Votre positionnement est premium, mais très incarné. Ce mélange stratégie et terrain, c’est votre marque de fabrique ?

S.V. :
Complètement.

Je ne suis pas une DAF derrière un écran. Je suis sur les sites, dans les ateliers, sur les chantiers, dans les bureaux… avec les équipes. Parce que c’est là que tout se joue.

Je cherche la vérité dans les détails : un devis oublié, une ligne cachée dans le P&L, un ressenti d’ouvrier, une friction client.

Un jour, dans une menuiserie, j’ai mis le doigt sur une machine capricieuse qui expliquait 12 % de perte de marge. Une simple vis à 3 €. Mais personne n’y avait pensé.

Je n’ai pas besoin de 15 000 KPI. J’en veux 5. Les bons. Les vrais. Ceux qui éclairent la décision — et qui font avancer autant les opérationnels que la direction.

Ma valeur, elle est là : traduire le terrain en stratégie, et la stratégie en pilotage concret.

Votre regard sur les enjeux actuels des PME ?

S.V. :
Aujourd’hui, les PME vivent un vrai paradoxe. Elles sont sur-sollicitées : digitalisation, IA, crises économiques… tout le monde leur dit d’aller plus vite, plus loin, plus haut.

Mais je vois trop d’entreprises rentables… qui meurent faute de trésorerie. Et d’autres qui digitalisent à tout-va, sans avoir posé les bons fondamentaux. Résultat : elles perdent leur cap, leur cash… parfois même leur âme.

Pour moi, la priorité est simple : revenir aux basiques. Comprendre, structurer, aligner. Ce n’est qu’après qu’on peut automatiser ou accélérer intelligemment.

Piloter une entreprise sans clarté, c’est comme rouler de nuit sans phares ni GPS.

Et celles qui réussissent ?

S.V. : Celles qui réussissent, ce sont celles qui acceptent de regarder la vérité en face.

Comme cet industriel local, persuadé que sa boîte tournait bien… jusqu’au jour où on a découvert un écart de stock de 500 k€. Plutôt que de fermer les yeux, il a choisi d’agir. Il a refondu ses process, sécurisé sa trésorerie, et aujourd’hui, il attaque sereinement les marchés exports.

Ce sont aussi celles qui deviennent des entreprises-réseaux : agiles, résilientes, alignées. Elles osent externaliser leur direction financière et instaurer un conseil d’administration régulier avec des experts externes. Elles prennent ainsi du recul et se concentrent sur leur croissance.

Et surtout, ce sont celles qui voient plus grand que leur département, et qui veulent avoir un impact au niveau national — voire au-delà.

Un dernier mot sur ce qui vous fait vibrer ?

S.V. : J’aime profondément les dirigeants. Je respecte leur courage, leur solitude.

Je suis née dans l’entreprise. Je l’ai vécue comme salariée. Je la dirige aujourd’hui. Et maintenant, j’accompagne ceux qui construisent, malgré tout.

Mon rôle, c’est de transformer cette solitude en vision. D’aider ces dirigeants à redevenir maîtres de leur entreprise… et non ses otages.

Parce que nos PME sont les vraies héroïnes économiques.

Coordonnées QUERCUS GESTION

s.valois@quercus-gestion.fr
06.59.41.30.86.
www.quercus-gestion.fr